Aucune image   Guild Wars 2 Collector
Version boîte

Fiche détaillée

Les Légions charrs


Par Ree Soesbee, 22 Avril 2011

En l'an 1090 du calendrier Mouvélien, le Roi Adelbern, le dernier souverain d'Ascalon, libéra le Fléau de Feu. Les autochtones humains succombèrent à la terrible magie, pour ressurgir sous la forme de fantômes. En 1112, les grandes légions charrs récupérèrent la totalité d'Ascalon. A peine quatre ans plus tard, Kalla Lamebrûlante de la Légion du sang se présenta devant Forge Ironstrike, l'imperator de la Légion de fer, et le mit au défi de l'aider à affranchir leur peuple du joug des chamans. Ensemble, Kalla et Forge menèrent une rébellion contre la Légion de la Flamme, renversant son règne tyrannique. Les trois légions, Sang, Cendres et Fer, rebâtirent alors une nation sur les ruines du passé.

— Tu n'es qu'un lâche.
— Tu n'es qu'une imbécile.
Les lames sifflèrent en jaillissant de leur fourreau avec le son strident de la colère et seules les griffes du centurion de la Légion de Fer empêchèrent le sang de couler.
— Cela suffit ! Tous les deux ! Rugit le commandant.
Il vrilla ses yeux noirs sur les soldats indisciplinés, et les deux bagarreurs rengainèrent lentement leur épée.
— J'ai six bataillons à commander, soldats, et je ne peux pas perdre du temps à vous pouponner. Décidez-vous ! Voilà cinq ans que vous vous querellez. Entretuez-vous tout de suite ou arrêtez de me faire perdre mon temps !
La légionnaire Via Splitvein serra les poings. Elle poussa un grognement, parvenant à peine à se maîtriser.
— Très bien. Mais si ce pleurnichard, ce gringalet à la mâchoire blanche ose me dire ce que je dois faire encore une fois...
— Si je ne te le dis pas et que tu tombes dans une embuscade, alors ce sera de ta faute !
L'autre charr, un mâle plus petit de la Légion des Cendres, resserrait ses griffes sur les poignées blanches de ses dagues.
— Toi et ton bataillon de la Légion du Sang, vous serez transformés en monstres souillés, railla-t-il. Faut dire, être corrompue par le dragon pourrait te rendre plus aimable, Via.
Via tempêta à nouveau, mais le centurion se tenait encore en travers de son chemin.
— Ce n'était pas nécessaire, Feros !
Le centurion les repoussa.
— Reculez !
Enfonçant son doigt épais dans le poitrail noir de l'éclaireur, le centurion déclara méchamment :
— Ton devoir, ordure de Cendre, c'est d'escorter cette unité à travers l'étendue de Foulblain jusqu'au fort Kinar. Si tu n'es pas capable de le faire, alors amène-moi quelqu'un qui le sera !
Feros Benighted poussa un grognement sourd et relâcha ses armes.
— Très bien. Je promets que je les conduirai à la Marque – tant que cette cinglée ne s'approche pas de moi.
— Bien, reprit Via. Indique-moi la bonne direction. Et reste en dehors de mon chemin.


Le retour des légions


Même après la reconquête d'Ascalon par les charrs, il reste de nombreux défis à relever. Les trois légions de jadis luttèrent afin d'instaurer leur identité et leur hiérarchie. De nombreux meneurs encore fidèles à la Légion de la Flamme furent assassinés ou vaincus au combat. À leur place, de nouvelles voix se sont élevées et les charrs en tant que race se divisèrent. C'est seulement grâce à la force de leurs unités, grâce à leur naturelle adhésion à la chaîne de commandement, que la nation charr a survécu à cette période mouvementée. Et, comble de l'ironie pour les charrs, le fléau ultime d'Adelbern contribua à leur survie.


Une fois que l'emprise de la Légion de la Flamme fut brisée, les chamans et leurs partisans fuirent dans les Montagnes de la Crête Flamboyante pour panser leurs blessures. Au départ, fuir était possible car les trois autres légions étaient trop occupées à rétablir leur hiérarchie interne contrôlée depuis des générations par la Légion de la Flamme. Mais une fois les structures des Légions de Fer, des Cendres et du Sang rétablies, il semblait presque impossible qu'elles ne s'affrontent pas et ne profitent pas de la moindre faiblesse de l'autre, entraînant probablement leur destruction.

C'est exactement ce qu'il se serait passé, sans les fantômes d'Ascalon.

La malédiction d'Adelbern, sur les terres d'Ascalon, frappa tous les humains. En un éclat ardent, leurs corps furent détruits et leurs esprits condamnés à errer sur cette terre, combattant les charrs pour toujours. C'est grâce à l'ennemi fantomatique implacable qui n'a jamais été complètement défait que les légions charrs ont été obligées de collaborer dès le début si elles désiraient survivre. Bien qu'elles détestaient cette unité forcée, la nécessité de se protéger et de défendre Ascalon enseigna aux trois légions comment coopérer sans sacrifier leur singularité.

Actuellement, l'alliance entre les légions de Fer, des Cendres et du Sang est fragile. Smodur l'Impassible commande la Légion de Fer depuis son bastion dans la Citadelle Noire. A l'est, par-delà les Montagnes de la Crête Flamboyante, l'imperator Bangar Ruinbringer contrôle les terres de la Légion du Sang. Malice Swordshadow, une jeune femelle charr, règne en tant qu'imperatrix de la Légion des Cendres. Bien que les trois légions se chamaillent et se querellent de temps à autre, elles ont réussi à maintenir le statu-quo. Chaque légion est indépendante, mais toutes les trois envoient des troupes et de l'aide à Ascalon pour éradiquer la menace humaine. Smodur sait très bien que les troupes de Malice ne sont pas là uniquement comme renforts mais aussi en tant qu'espions au service de l'imperator ; cependant, les deux meneurs se respectent mutuellement. Bangar est la sauvagerie incarnée, à la fois soupçonneux et sujet à des accès de colère violents. Toutefois, sa haine pour les humains surpasse sa méfiance vis-à-vis des autres imperators, et il a confié un nombre important de troupes au commandement de la Citadelle Noire.

Une tempête grondait sur la Marque. Les éclairs tombaient ici et là, illuminant des choses cristallines qui erraient dans les plaines corrompues. Une unité solitaire de charrs patrouillait à travers les sables mouvants, en piétinant un sol semé d'embûches et en changeant constamment de direction pour se repérer.

Feros marqua une pause, levant le poing pour signaler une halte silencieuse. L'unité de la Légion du Sang se figea instantanément sur place. Via renifla l'air, détectant ni plus ni moins qu'un léger signe de danger. Après un moment, l'éclaireur revînt furtivement vers eux, rampant sur les rochers brisés pour murmurer.
— Des ennemis un peu plus loin. Des ennuis apparemment.
Il traça un rapide plan sur le sable, indiquant leur localisation, la distance qui les séparait d'eux et leur nombre.
— Ils nous ont déjà flairés.
— Alors le temps est venu de tuer.
Via plissa les yeux. Elle jeta un coup d’œil à ses compagnons, ses amis d'enfance. Leurs visages étaient tendus et inflexibles. Ils connaissaient le danger. La terrain qui leur faisait face était sûr. Aplani. Il constituerait un excellent endroit pour se battre.
— Préparez l'assaut. Deux en couverture, le reste avec moi. A mon signal...
Quatre imposantes créatures apparurent au sommet de la colline. Elles étaient hideuses, perverties par les énergies de la Marque. A en juger par leurs crânes malformés et leurs énormes pattes pourvues de griffes, les monstruosités avaient été autrefois des ours ou des chats sauvages. Aujourd'hui, elles n'étaient plus que des corps pervertis, animées par la haine meurtrière du dragon. Quatre. Bien plus que ce qu'ils pouvaient affronter. Elle n'était même pas certaine que son unité pourrait en battre une.
Via n'avait pas réalisé qu'elle avait reculé jusqu'à qu'elle sente la main de Feros sur son avant-bras, restant calmement en équilibre.
— Tout va bien ? demanda-t-il.
Il parlait à voix basse et Via comprit à peine le sens de ses paroles.
— Ils sont... énormes, murmura-t-elle en tremblant avant de réaliser qu'elle avait parlé.
En se crispant, Via éloigna le bras de Feros comme si sa main était une braise sur sa peau. Elle saisit son épée.
— Ne sois pas si lâche, Feros. Nous pouvons les avoir.
Feros sourit – une expression pas si différente de son grognement.
— Ce n'est qu'en essayant qu'on le saura.


Le maître de la Citadelle


L'imperator de la Légion de Fer est un ancien soldat intraitable, un vétéran d'innombrables batailles, appelé Smodur l'Impitoyable. Smodur est robuste et incroyablement musclé pour son âge ; il porte les cicatrices de sa vie de soldat. Il n'a que son œil gauche, qu'il utilise pour examiner d'un regard sombre ses subalternes, et son armure bleutée a été réparée un nombre incalculable de fois.

Smodur est un ingénieur accompli, architecte et concepteur brillant. Avec le temps, il fut l'auteur de nombreux progrès qui ont accru la force de la Légion de Fer. L'imperator considère sa légion comme la plus avant-gardiste de toutes. Grâce à la nature exceptionnellement progressiste de Smodur, les autres races sont admises dans la Citadelle Noire aussi longtemps qu'elles arrivent à prouver leur valeur aux charrs. Smodur œuvre même à un traité avec les humains qui défendent la forteresse de Noirfaucon – un lieu qui a longtemps été une épine sur le territoire de la Légion de Fer. Comme condition à l'examen du traité, les charrs exigent que les humains leur rendent une ancienne arme perdue lors du Fléau de Feu : la Griffe du Khan-Ur.

Certains disent que Smodur réclame le retour de la légendaire arme pour qu'il puisse l'utiliser afin de renforcer son autorité et de revendiquer sa souveraineté sur les charrs. D'autres rumeurs laissent entendre que cet imperator peu conventionnel souhaite faire fondre la Griffe et détruire l'héritage du Khan-Ur, dans l'espoir que son peuple continue de progresser sans plus jamais regarder en arrière.

— Debout, soldat ! hurla Via au dernier de son unité.
Elle stoppa avec son bouclier les griffes d'un imposant monstre corrompu et essaya de riposter d'un coup d'épée. Le regard figé de son compagnon au sol en disait suffisamment. Il était mort, comme les autres. Ses frères et sœurs du fahrar qui avaient combattu à son côté depuis l'enfance. Malgré les trois bêtes qu'ils avaient évincées – dont un occis par Via – elle ne pourrait pas arrêter l'assaut du quatrième. Son corps lui faisait mal et l'arme dans sa main paraissait plus lourde à chaque attaque.
Le bouclier de Via se brisa, faisant gicler une pluie de fragments de fer et de copeaux de bois devant son museau. Elle chancela et secoua sauvagement sa lame, essayant de repousser l'ennemi jusqu'à ce qu'elle le distingue à nouveau. Une large taillade, deux – mais son arme frappait dans le vide. Via ouvrit les yeux, craignant le pire... juste à temps pour voir la monstrueuse créature tituber et s'écrouler. Une dague à la poignée blanche avait transpercé le cœur de cristal de la créature.
Feros se tenait entre elle et la bête, son corps lacéré des épaules à la queue. Il parvînt à esquisser un sourire avant de tomber à genoux.
— Imbécile.
Ignorant ses propres blessures, Via s'approcha de lui, arrachant sa cape et la déchirant en bandes pour panser ses blessures. Agacé, l'éclaireur écarta faiblement ses mains.
— Laisse-moi mourir. Va-t'en, avant que l'odeur du sang n'en attire d'autres...
— Lâche, gronda-t-elle, en serrant les nœuds avec plus de fermeté. On renonce à combattre ?
— Je suis bien amoché, Via.
— Tu t'en remettras, mentit-elle.
Feros respira profondément.
— Très bien. Mais partons d'ici. Si tu me portes, je te montrerai le chemin.
— Non.
Ses mains se posèrent sur ses bandages.
— Si tu bouges, tu te videras de ton sang. J'irai. Je reviendrai avec quelqu'un pour te secourir. Dans moins d'un jour.
Le soldat de la Légion des Cendres grommela de dégoût.
— Si tu pars seule, tu ne t'en sortiras pas. Nous mourrons tous les trois. C'est le seul moyen... il n'y en a pas d'autres.
Feros ferma les yeux sous la douleur insoutenable. Quand il les rouvrit, sa mine hargneuse était revenue.
— J'ai promis de te guider à travers cet endroit, espèce d'idiote écervelée de la Légion du Sang. C'est ce que je ferai.
Une seule inspiration lui suffit pour prendre sa décision. Elle hissa le soldat de la Légion des Cendres sur son dos. Feros entoura de ses bras le cou de Via. Sans plus de discussion, ils se dirigèrent au nord, vers Kinar.


Chaine de commandement


Le véritable chef de la nation charr est le Khan-Ur, considéré comme le Primus imperator. Il commande aux imperators des quatre Hautes Légions et coordonne toutes les armées charrs. Le dernier Khan-Ur fut assassiné lorsque les humains arrivèrent en Tyrie et chassèrent les charrs hors d'Ascalon. Depuis, quelques charrs ont tenté de se prévaloir du titre, mais aucun n'est véritablement parvenu à rallier les légions à sa bannière. En l'absence du Khan-Ur, chacune des quatre légions est menée par des imperators indépendants qui jouissent séparément de l'autorité suprême au sein de leur organisation.

Directement sous les ordres de chaque imperator, les tribuns sont leurs principaux commandants. Une légion a rarement plus de dix tribuns, et ils sont en charge de la supervision du théâtre de guerre tout entier ou de larges parcelles de territoire. Le grade de centurion est inférieur à celui de tribun. Chaque centurion commande un certain nombre d'unités (une "compagnie") et coordonnent les manœuvres sur une large échelle sous l'autorité du tribun. Dans les zones où plusieurs centurions agissent en coordination, un centurion primus peut être désigné — le "premier parmi ses pairs" centurions. Le centurion primus commande une force d'assaut composées de 3 à 5 grandes compagnies ; c'est moins que l'effectif sous l'autorité du tribun, mais cela reste considérable.

Chaque unité a son propre légionnaire. Les légionnaires sont le véritable cœur des légions. Ils commandent leurs unités (souvent un groupe de 5 à 15 charrs) lors des missions, les mènent à la victoire, et assurent un commandement individuel de l'escouade. Sous leurs ordres se tiennent les simples soldats de chaque légion – les membres des unités qui forment le gros des troupes.

Il existe aussi des grades au sein de la hiérarchie des Hautes Légions qui ne contribuent pas directement à la chaine de commandement. Un brevet permet d'assurer temporairement le commandement sur le terrain en cas d'urgence. Quaestor est un titre de la légion donné aux intendants, un poste occupé d'ordinaire par des vétérans dont les capacités sur le terrain sont amoindries mais dont l'expérience et les conseils administratifs sont extrêmement précieux. Bagarreur est le terme "fourre-tout" pour un membre d'unité subissant une mutation disciplinaire, quelque soit son rang officiel

"Primus" est le titre donné à un instructeur adulte dans un fahrar. Dès que les petits charrs naissent, ils sont amenés dans le fahrar de leur légion pour être éduqués et élevés au sein d'une unité composée par les petits de l'année (à peu près). Le primus les éduque et les conseille, préparant la jeune unité à une vie de combat au sein de sa légion.

Le rang le plus misérable dans les Hautes Légions est celui de gladium. Un gladium est un charr sans unité ; il est le dernier des fantassins, recevant peu de respect ou de responsabilité — sans considération pour ses titres ou rangs antérieurs. Personne ne se fie à un charr sans unité. Tout gladium a le devoir de rejoindre une unité aussi vite que possible. Jusqu'à ce qu'ils le fassent, on estime qu'ils entachent la réputation de leur légion et ils sont considérés avec mépris.

Il y a une différence concrète entre un gladium et un charr qui a été assigné loin de son unité. Le premier ne bénéficie d'aucun soutien et ne joue aucun rôle dans la hiérarchie, sauf dans les plus bas échelons. Le second remplit simplement sa tache ou sa mission solo loin de son unité. Il est acceptable pour un charr d'être éloigné de son unité pour une longue période, quand le devoir et la nécessité le requièrent. Mais un charr détaché auprès d'un autre groupe ou même seul, contrairement au gladium, peut toujours appeler en renfort son unité et y retourner quand sa mission est remplie.

Le jeune primus du fahrar haussa un sourcil lorsqu'il vit une légionnaire du Sang traverser les fosses. Ses blessures n'avaient pas encore cicatrisé depuis l'excursion dans la Marque, et les griffures importantes étaient encore fraîches sur son corps. Dans ses bras, elle tenait un petit à la fourrure sombre qui n'avait pas plus de deux semaines.
— Légion du Sang? railla le primus. Ceci est un fahrar des Cendres.
— Je sais où je suis, gronda férocement la guerrière, en dévoilant ses crocs. Prenez cette fichue chose et finissons-en.
Malgré ses mots, elle s'accrocha à son petit pendant un long moment, lissant la fourrure de ses oreilles et laissant le bébé tirer avec espièglerie son doigt acéré.
— Qui est le père ? demanda le primus des Cendres avec curiosité.
Sa réponse fut appuyée par un regard furieux et perçant.
— Ce ne sont pas tes affaires, fumier des Cendres.
Elle baissa les yeux vers le petit une fois de plus avant de le déposer délicatement dans les bras du primus.
— C'était un des vôtres. C'est tout ce que vous devez savoir.
Le primus plaça le bébé avec les autres : l'unité sur laquelle il pourra un jour compter.
— Le bébé a-t-il un nom ? Demanda-t-il avec prudence, en appelant la guerrière de la Légion du Sang alors qu'elle s'en allait.
Elle s'arrêta, jetant un coup d'œil par-dessus son épaule.
— Veros, grogna-t-elle.
La guerrière de la Légion du Sang posa la main sur une dague à la poignée blanche qui était suspendue à sa ceinture.
— Eh, primus ? Vous lui direz que son père était un lâche.
Après un moment, elle murmura doucement.
— Et faîtes en sorte qu'il devienne pareil.
Via baissa la tête comme si elle supportait un fardeau et quitta le fahrar silencieusement.




Source

Cet article a été vu 5186 fois

© 2008 ArenaNet, Inc. Tous droits réservés. NCsoft, le logo NC, ArenaNet, Guild Wars,
Guild Wars Factions, Factions et tous les logos et croquis associés à NCsoft et ArenaNet
sont des marques commerciales ou déposées de NCsoft Corporation.
Copyright © NCsoft Corporation. Toutes les autres marques commerciales ou déposées sont
la propriété de leurs détenteurs respectifs.

Design: Flymag, Template: Cypher, Code: JB
© 2007-2009 - Univers Virtuels