Aucune image   Guild Wars 2 Collector
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Fiche détaillée

Sous le soleil de Brighton


Première partie



Le soleil de Brighton, c'est un peu comme une lampe de réfrigérateur : ça éclaire, mais sans chauffer des masses. Du coup, moi qui espérais, avant d'arriver au Royaume-Uni, que les séances de jeu se déroulent sur la plage de cette ville balnéaire, je remercie grandement les gentils organisateurs de NCSoft d'avoir prévu une chouette cave à la place dans leur Maison des Lumières... enfin, Lighthouse en langage local.

Or donc, que s'est-il passé à Brighton les 2 et 3 avril 2012 ? Les fansites européens ont répondu à l'appel des deux Gestionnaires de Communauté de chez NCSoft, Mélanie Corolleur, côté français, et Aidan Taylor, côté anglais. Ils étaient secondés par leur homologue de chez ArenaNet, Stéphane Lo Presti, ainsi que par Matthew Moore, QA Mercenary Lead. Face à eux, des Allemands, des Espagnols, des Anglais, des Belgoluxembourgeois, des Italiens, des Polonais et des Français, l’œil avide et la main tremblante à l'idée de mettre la main sur Guild Wars 2.


La communauté est en marche.


Demandez le programme


Je vous passe les rebondissements à base d'Eurostar, de train de banlieue ou même de grève des contrôleurs aériens pour certains, histoire d'entrer dans le vif du sujet : le Fanday à Brighton. Il s'en est fallu de peu pour que je ne puisse vous parler que d'architecture, du temps qu'il fait ma bonne dame ou encore de la gastronomie anglaise (celui qui a pensé "oxymore" sort immédiatement !). La ville a beau être charmante et même ensoleillée (à se demander si nous étions vraiment en Angleterre), il aurait été quelque peu frustrant de ne pouvoir parler du thème qui nous réunissait tous.


Quelques bugs demeurent encore dans GW2, encore en développement :
pas moyen d'utiliser les téléporteurs de la carte...


Après avoir été récupérée par Mélanie à la gare en compagnie de Yoone de GW2.fr et de Foxmikau de Luna Atra, nous nous sommes rendus à l'hôtel Jury's Inn. Ils ne sont pas très imaginatifs, chez ArenaNet : le groupe de Personnages Joueurs (PJ) qui se rencontrent dans une taverne, c'est un brin éculé. Nous y attendait une foule de gens parlant avec plus ou moins de fluidité la langue locale. Une fois tout ce beau monde réuni, nous avons bravé la température extérieure pour nous rendre à la Lighthouse, manger un brin de chips aux goûts improbables et des sandwichs triangulaires puis nous présenter chacun à notre tour.


L'invité d'honneur trône au centre.


Dans le contingent français, vous pouvez voir, en plus de ceux que j'ai déjà cités, Hugs de Mondes Persistants, RpGmAx de GW2blog et Aidan de Millenium.


Mais c'est qu'il mord, l'invité d'honneur !


Au programme, donc, une après-midi de jeu, une visioconférence avec des membres d'ArenaNet tout juste sortis du lit, puis rebelote le lendemain matin.

Préssssssieuuuux


Nous nous enfonçons donc dans les entrailles de la terre pour découvrir une salle pleine d'ordinateurs prêts à nous accueillir pour jouer tous ensemble à Guild Wars 2. Des bouteilles puissamment désaltérantes nous sont fournies, ainsi que divers goodies. (A ma taille ! Enfin ! Sérieusement, il faut qu'il y ait plus de femmes ou d'hommes fluets qui jouent aux jeux vidéo, ne serait-ce que pour que les goodies soient aux bonnes dimensions pour moi mazette !) Alors même que le NDA nous interdisait de prendre la moindre capture d'écran, j'ai courageusement décidé de me sacrifier pour vous, afin de vous ramener le plus d'informations possibles de ces deux jours. Vous aurez donc droit à de nombreuses images sorties tout droit de nos séances de jeu. Le contenu, quant à lui, était exactement le même que celui de la dernière bêta que la presse a déjà pu (dé)couvrir avant les fansites.

Premier constat : la sainte trinité Tank/Soigneur/DPS est belle et bien morte, en tout cas dans l'esprit des joueurs présents. Alors que nous savons que nous allons jouer ensemble et qu'une séance en groupes restreints dans un donjon est au programme, il ne vient à l'idée de personne de se concerter pour se répartir les rôles. Chacun crée un personnage de la profession à laquelle il a envie de jouer, point. Et ça, ça a réchauffé mon cœur de baroudeuse vidéoludique en overdose de la dite sainte trinité.

Nous créons donc tous des norns, histoire de jouer dès le départ tous ensemble puisque nous sommes les seuls connectés au serveur. Choix du sexe, de la taille, de la corpulence (de sacrément mince à porteur de poignées d'amour), visage (dont des gueules cassées pour les hommes, mais parfaites pour les femmes), coiffures (variété sacrément appréciable), couleur de la peau, des cheveux et des yeux, etc. J'apprécie toujours autant la possibilité de personnaliser l'amure dès la création. Certes, il n'y en a qu'un modèle par classe (tissu, cuir, lourde), mais le choix de trois teintes par pièce gomme totalement l'impression de sortir d'une usine à clones. Par contre, pas de choix pour l'arme de départ. Je réponds aux questions de l'histoire biographique et me voici avec une guerrière norne au bout des doigts. Mon nom est Berzingh, ceci est mon histoire. Les fils de Svanir, misogynes impénitents, n'ont qu'à bien se tenir !

Le début de ma légende se déroule en images avec la voix de mon personnage qui la narre. J'ai beau apprécier les cinématiques en images de synthèses à la SWTOR, la version guildwarsienne avec ses artworks mobiles a un cachet indéniable. En un mot, ça a de la gueule. De la gueule sacrément artistique, qui plus est. Ce qui se retrouve dans tous les détails du jeu. Les fenêtres de l'interface sont crayonnés, la carte est brossée à grands coups de pinceaux, chaque icône est un tableau en miniature...


La touche artistique propre à ArenaNet se retrouve même dans l'interface de réglage du son.


Revenons-en à nos moas. Le tutoriel est en mode instancié, mais je retrouve mes camarades qui ont fini en même temps que moi la création de leur personnage. Nous nous égaillons dans la nature en profitant des conseils prodigués par l'interface. Si jamais vous ne vous décidez pas à bouger, elle vous informera aimablement que les touches ZQSD servent à se mouvoir. L'aide prend donc en compte le comportement réel du joueur.

Autre point sympathique : à un moment ou à un autre, quelque soit vos talents de joueur, vous allez vous retrouver à terre, de façon à découvrir le fonctionnement de ce système. Comme il est impossible de passer à l'état vaincu, vous pouvez tranquillement prendre en main cette facette du combat.

Ce tutoriel est à la fois le premier contact avec l'histoire personnelle et avec le système des évènements dynamiques (ED). Après avoir chassé les gros monstres qui hantent les alentours, nous allons tous ensemble donner une leçon à Issormir. Que les premiers boss rencontrés ne soit pas des rats faméliques, c'est franchement valorisant pour les héros en devenir que nous sommes !


Face aux énormes boss du tutoriel, les PJ semblent bien minuscules.


Dans quel état j'erre ?


Nous voici enfin lâchés dans le vaste monde. Nous nous répartissons naturellement sur la carte. Deuxième constat : nous jouons ensemble sans avoir besoin de concertation. Des petits groupes informels se forment de ci de là, participent à la même histoire avant de se scinder à nouveau. Je me retrouve parfois seule, puis l'apparition d'un nouvel évènement me fournit de nouveaux compagnons. On se salue de la main ou on s'incline pour remercier parfois un joueur venu nous donner un coup de main (à moins que ce ne soit l'inverse, avec ces récompenses équitablement partagées, ce n'est pas évident de trancher), on se suit un brin ou on trace chacun sa route.

Et cette route, justement, de quoi est-elle faite ? Ne cherchez pas de Personnages non Joueurs (PnJ) surmontés de points d'exclamation pour vous expliquer quoi faire. Dans Guild Wars 2, l'exploration est vraiment à l'honneur, tant elle devient la manière toute naturelle de jouer. Il vous faut vous balader dans le monde pour trouver vos occupations. Toutefois, histoire de ne pas perdre les joueurs qui veulent un but pour chacun de leur pas, le système des Cœurs fourni ce but sous forme de tâches diverses qui vous gardent occupées sur une portion de carte en attendant que les évènements dynamiques se produisent.


Si le point d'exclamation a disparu, certains PnJ disposent de marqueurs au dessus de leur tête qui permettent de connaître leur rôle. Ici, un point de compétence à gagner et un PnJ d'un ED de collecte.


Cerise sur le gâteau, ces PnJ deviennent des marchands de karma (la monnaie liée au personnage) une fois que le joueur leur a rendu service.


Mmh, ce PnJ de Coeur a l'air d'avoir des choses intéressantes à vendre. Oh, de la Gelée +10 Vitalité et la recette du Spam !


Après nous avoir laissé nous promener en toute liberté, Stéphane Lo Presti nous propose de nous regrouper pour voir comment la maman drake, qui se promène avec ses rejetons, réagit à l'arrivée de 25 joueurs. En effet, les ED s'adaptent au nombre de personnes qui y participent. Après une première tentative ratée (tout simplement parce que la maman devait être restée dans sa tanière à pouponner ses petits, on vous a bien dit "dynamique"), la voici qui apparaît. La suite peut difficilement se raconter : je ne voudrais pas que la SPA blacklist Univers Virtuels. Disons que la brave mère de famille s'est défendue autant qu'elle a pu et a tenu sur ses pattes à peu prêt aussi longtemps que lorsqu'un peu plus tôt je l'avais combattue en solo. Stéphane Lo Presti nous a précisé qu'elle avait eu à sa disposition des compétences supplémentaires, mais j'ai eu du mal à m'en rendre compte avec les semi-norns semi-zergs qui l'assaillaient de toute part.


Les points de téléportation, engins créés par les asuras, s'intègrent parfaitement dans le paysage. Prenez soin de les défendre pour qu'ils demeurent utilisables !


Histoire de profiter de la présence de tous ces joueurs a priori bien disposés, j'ai créé une guilde, celle des Brighton Sunshine. L'évènement de la maman drake a été l'occasion d'y inviter tous les joueurs présents (25 à peu prêt). En une petite heure de jeu dans la zone de départ des norns, nous avons collecté plus de 500 points d'influence, de quoi mettre en construction le premier niveau de n'importe quelle branche. De plus, nous n'avons découvert qu'une toute petite portion de cette carte, ce qui laisse présager un contenu plus que conséquent. En résumé, une séance sympathique, même si sans nouveauté particulière.

Ce n'est qu'un au revoir


Pour ne pas faire fuir tous les lecteurs à cause de la longueur de ma prose, je vais vous laisser respirer un brin avant de vous conter la suite de mes aventures. Il y aura du PvP en 5 contre 5 (du sang et des larmes), de la nourriture transgénique, du donjon (encore plus de sang et de larmes), des jumping puzzle (des crises de nerf et du rab de larmes) et pour finir des adieux déchirants (et encore des larmes pour la route).

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